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Le COVID19 pour les intelligents qui s'ignorent

Le COVID19 pour les intelligents qui s'ignorent

Tout ce que vous voulez savoir sur le covid19 sans jamais oser le demander

Publié le par marje@mdavid19.com

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Publié le par M. E. DAVID

Le rapport suite à l'audition de Didier Raoult au Sénat qui n'hésite pas à dire ce qu'il pense, une pépite.

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Publié le par marje@mdavid19.com
Publié dans : #HQCcovid19, #Raoultcovid19, #mortalitecovid19

Après que le Haut conseil de la santé publique ait rendu un avis défavorable, le gouvernement a abrogé ce mercredi les dispositions dérogatoires autorisant la prescription à l'hôpital de l'hydroxychloroquine dans le cadre de la maladie Covid-19 à l'hôpital en France, hors essais cliniques. D'autre part, le 25 mai, l’OMS a annoncé la suspension temporaire des essais cliniques.

Cette abrogation a été décrétée suite à la demande du ministre de la santé auprès du Haut Conseil de la santé publique d'une révision des règles dérogatoires de prescription, en réponse à la publication dans la revue médicale de référence "The Lancet" d'une large étude retrospective (qui analyse les données) sur l'hydroxychloroquine, réalisée sur 96.000 patients qui suggère que l'hydroxychloroquine serait inefficace voire dangereuse.  

La méthodologie semble irréprochable cependant le traitement avec l'hydroxychloroquine aurait été commencé deux jours après le diagnostic or le diagnostic ne correspond pas au début des symptômes et au protocole préconisé par le Professeur Raoult. En effet, son traitement doit être donné, d'après lui, dès l'apparition des symptômes, aux stades précoces de la maladie.

Le Professeur Didier Raoult est intervenu sur Sud Radio pour expliquer son point de vue, il avait d'autre part dès le début de la semaine jugé cette étude de "foireuse". Il oppose à ces résultats, l'étude menée à l'IHU de  Marseille, réalisée sur des patients qu'ils ont suivis et soignés et non pas sur des données qui lui semblent douteuses. L'ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy a pour sa part, considéré qu'elle comportait des biais : l’hydroxychloroquine serait administrée trop tard aux patients et pas comme le préconise le professeur Raoult, de plus les groupes ne seraient pas équivalents bien qu'un facteur ait été appliqué pour tenir compte des différences. D'autres scientifiques ont aussi vivement critiqué cette étude, dont un collectif d'experts brésiliens. Vous trouverez certaines de leurs réactions dans cet article. 

 

Nous pouvons aujourd’hui témoigner, un groupe de trente personnes en France, travaillant ensemble, collectivement sur la compréhension de l’étude publiée par the Lancet et à 8000 km un groupe d'experts Brésiliens qui est arrivé à la même conclusion. Incroyable de prendre conscience qu'en l'absence de conflits d’intérêts, les choses avancent plus vite et vont droit à l’essentiel.

http://www.francesoir.frp

Le professeur Raoult et son équipe ont communiqué ce soir les premiers résultats de l'étude menée à l'IHU de Marseille, montrant le suivi d'une cohorte de 3737 patients (groupe de patients sur lesquels l'étude est menée) :  

Le traitement par HCQ-AZ (HydroxyChloroQuine et AZythromycine) a été associé à une diminution du risque de transfert vers les unités de soins intensifs ou de décès, une diminution du risque d'hospitalisation ≥ 10 jours et une durée plus courte pour l'évacuation hors du corps (excrétion) du virus. Des modifications du rythme cardiaque sur 25 patients on conduit à l'arrêt du traitement dans 3 cas. Aucune mort subite n'a été observée ni de troubles majeurs du rythme cardiaque (torsades de pointe). 

Voilà pour la saga qui enflamme la toile et les esprits, espérons que la science et la vérité en sortiront gagnantes. 

Take care,

M. E. DAVID  

Voici l'étude en français :

DIAGNOSTIC PRÉCOCE ET GESTION DES PATIENTS COVID-19: UNE ÉTUDE DE COHORTE EN "VIE RÉELLE" DE 3737 PATIENTS, MARSEILLE, FRANCE
Diagnostic précoce et prise en charge des patients COVID-19: une étude de cohorte en "vie réelle" de 3 737 patients, Marseille, France
27 mai 2020
COVID-IHU # 15
Version 1 du 27 mai 2020
Diagnostic précoce et prise en charge des patients COVID-19: une étude de cohorte en "vie réelle" de 3 737 patients, Marseille, France

Abstract :

Contexte :
Dans notre institut de Marseille, en France, nous avons proposé un dépistage précoce et massif de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Une hospitalisation et un traitement précoce à l'hydroxychloroquine et à l'azithromycine (HCQ-AZ) ont été proposés pour les cas positifs.

Méthodes :
Nous rapportons rétrospectivement la prise en charge clinique de 3 737 patients, dont 3 054 (81,7%) traités par HCQ-AZ pendant au moins trois jours et 683 (18,3%) patients traités par d'autres méthodes («autres»). Les résultats étaient le décès, le transfert à l'unité de soins intensifs (USI), ≥ 10 jours d'hospitalisation et l'excrétion virale.

Résultats :
En testant 101 522 échantillons par PCR (amplification en chaîne par polymérase) de 65 993 personnes, nous avons diagnostiqué 6 836 patients (10,4%), dont 3 737 inclus dans notre cohorte. L'âge moyen était de 45 ans (ds 17), 45% étaient des hommes et le taux de mortalité était de 0,9%. Nous avons effectué 2 065 tomodensitométries à faible dose (TDM) mettant en évidence des lésions pulmonaires chez 581 des 933 (62%) patients présentant des symptômes cliniques minimes (score NEWS = 0). Une différence entre dyspnée spontanée, hypoxémie et lésions pulmonaires a été observée. Facteurs cliniques (âge, comorbidités, score NEWS-2), facteurs biologiques (lymphopénie; éosinopénie; diminution du zinc sanguin; et augmentation des D-dimères, lactate déshydrogénase (LDH), créatinine phosphokinase (CPK) et protéine c-réactive ( CRP)) et les lésions modérées et sévères détectées dans les tomodensitogrammes à faible dose étaient associées à de mauvais résultats cliniques. Le traitement par HCQ-AZ a été associé à une diminution du risque de transfert vers l'unité de soins intensifs ou de décès (HR 0,19 0,12-0,29), une diminution du risque d'hospitalisation ≥ 10 jours (odds ratios IC 95% 0,37 0,26-0,51) et une durée plus courte de l'excrétion virale (délai avant PCR négative: HR 1,27 1,16-1,39). Un allongement du QTc (> 60 ms) a été observé chez 25 patients (0,67%) conduisant à l'arrêt du traitement dans 3 cas. Aucun cas de torsade de pointe ou de mort subite n'a été observé.

Conclusion :
Un diagnostic précoce, un isolement précoce et un traitement précoce avec au moins 3 jours de HCQ-AZ se traduisent par des résultats cliniques et une contagiosité significativement meilleurs chez les patients atteints de COVID-19 que les autres traitements. Le suivi à long terme du dépistage de la fibrose sera le prochain défi dans la gestion de COVID-19.

EARLY DIAGNOSIS AND MANAGEMENT OF COVID-19 PATIENTS: A REAL-LIFE COHORT STUDY OF 3,737 PATIENTS, MARSEILLE, FRANCE
Accueil  Early diagnosis and management of COVID-19 patients: a real-life cohort study of 3,737 patients, Marseille, France
27 mai 2020
COVID-IHU #15
Version 1 du 27 Mai 2020
Early diagnosis and management of COVID-19 patients: a real-life cohort study of 3,737 patients, Marseille, France

Abstract

Background:
In our institute in Marseille, France, we proposed early and massive screening for coronavirus disease 2019 (COVID-19). Hospitalization and early treatment with hydroxychloroquine and azithromycin (HCQ-AZ) was proposed for the positive cases.

Methods:
We retrospectively report the clinical management of 3,737 patients, including 3,054 (81.7%) treated with HCQ-AZ for at least three days and 683 (18.3%) patients treated with other methods (“others”). Outcomes were death, transfer to the intensive care unit (ICU), ≥ 10 days of hospitalization and viral shedding.

Results:
By testing 101,522 samples by polymerase chain reaction (PCR) from 65,993 individuals, we diagnosed 6,836 patients (10.4%), including 3,737 included in our cohort. The mean age was 45 (sd 17) years, 45% were male, and the fatality rate was 0.9%. We performed 2,065 low-dose computed tomography (CT) scans highlighting lung lesions in 581 of the 933 (62%) patients with minimal clinical symptoms (NEWS score = 0). A discrepancy between spontaneous dyspnoea, hypoxemia and lung lesions was observed. Clinical factors (age, comorbidities, NEWS-2 score), biological factors (lymphopenia; eosinopenia; decrease in blood zinc; and increase in D-dimers, lactate dehydrogenase (LDH), creatinine phosphokinase (CPK), and c-reactive protein (CRP)) and moderate and severe lesions detected in low-dose CT scans were associated with poor clinical outcome. Treatment with HCQ-AZ was associated with a decreased risk of transfer to the ICU or death (HR 0.19 0.12-0.29), decreased risk of hospitalization ≥10 days (odds ratios 95% CI 0.37 0.26-0.51) and shorter duration of viral shedding (time to negative PCR: HR 1.27 1.16-1.39). QTc prolongation (>60 ms) was observed in 25 patients (0.67%) leading to the cessation of treatment in 3 cases. No cases of torsade de pointe or sudden death were observed.

Conclusion
Early diagnosis, early isolation and early treatment with at least 3 days of HCQ-AZ result in a significantly better clinical outcome and contagiosity in patients with COVID-19 than other treatments. Long-term follow-up to screen for fibrosis will be the next challenge in the management of COVID-19.

L'interview sur France3 Provence Alpes Côte d'azur

L'entretien sur Sud Radio suite à l'interdiction de l'hydroxychloroquine

Le point vidéo de l'IHU du 25 mai, suite à la publication du Lancet, où il parle de son étude versus celle du Lancet.

La réaction de Violaine Guérin sur BFM TV le 23 mai

Corinne Reverbel, Docteure en Microbiologie, interviewée par André Bercoff sur Sud Radio ce mardi 26 mai, elle critique l'étude du Lancet sur le fond et la forme. Il existe d'après elle, des erreurs, (exemple nombre de morts en Australie). Les biais de départ sont trop mauvais et la population étudiée a des problèmes cardiaques. La méthode utilisée pour essayer d’appareiller les données n'est pas bonne, le risque d'erreur est grand. De plus ils font une moyenne des doses d'hydroxychloroquine ce qui veut dire que certaines personnes ont reçu des doses très importantes au delà des doses préconisées. L'étude recovery en cours en Angleterre va montrer l'intérêt de l'hydroxychloroquine. Les personnes ayant des conflits d'intérêts ne devraient pas être à des postes de décisions politiques.

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Publié le par M. E. DAVID
Publié dans : #IgGcovid19, #fibrosecovid19, #Raoultcovid19, #immunitecovid19, #testscovid19, #testsserologiquescovid19

Vous pouvez enfin vous faire tester pour savoir si vous avez développé des anticorps contre le coronavirus SARS-CoV-2, responsable de la maladie covid-19.

Les laboratoires d'analyses étaient prêts depuis déjà plusieurs semaines mais ils attendaient le feu vert des autorités pour commencer à faire les tests. 

Hier, en allant rechercher des résultats d'analyses, j'ai découvert que l'autorisation avait été donnée. Bien que je suive de près l'actualité, sans toutefois regarder la télévision, je n'avais pas eu accès à cette information pourtant de première importance, mais peu relayée. 

Lorsque j'ai demandé si l'on pouvait me faire le test tout de suite, j'ai senti une certaine frilosité, on m'a dit que c'était déconseillé, que ça ne serait pas remboursé par la sécurité sociale, même sur prescription médicale.

Mais pour moi, l'important était de ne pas rester dans l'incertitude, j'ai alors décidé de le faire.

Dans le laboratoire d'analyse de ma ville, le test coûte finalement 30 euros comme annoncé dans mon précédent article sur l'immunité). La prise de sang est très courte car on vous prélève une toute petite quantité de sang. Et les résultats sont très rapides : prélèvement 16h30, résultats envoyés par SMS 09h45 ce matin.

Exemple de résultat de test sérologique dosant les Ig G du SARS-CoV-2 responsable du COVID-19

Exemple de résultat de test sérologique dosant les Ig G du SARS-CoV-2 responsable du COVID-19

Pourquoi un test en laboratoire d'analyses ?

J'ai finalement choisi de faire un test en laboratoire d'analyses médicales car ce sont des professionnels en qui j'ai confiance, qui prennent toutes les mesures pour réaliser des tests fiables.

J'avais eu l'occasion de discuter avec la médecin de biologie médicale qui m'avait fait part de la batterie de tests qu'ils avaient réalisés pour s'assurer de la bonne performance de ce test sérologique Covid-19.

Pour commercialiser un test en France, il y a une obligation du constructeur à indiquer le label CE sur le produit. Cependant, ce label ne garantit ni la qualité ni les performances du test. Il précise que le fabriquant a juste respecté un cahier des charges sur déclaration. C’est à l'utilisateur de s'assurer que les performances du test correspondent bien à celles indiquées.

La vérification des performances se fait sur deux critères la sensibilité et la spécificité. (Rappel : La sensibilité est bonne lorsque le test sur un patient qui a la maladie donne une sérologie positive. La spécificité, quant à elle, est bonne lorsque le test sur un patient n’ayant pas eu la maladie donne une sérologie négative.)

De plus, ces tests immunologiques sont effectués sur le sérum (liquide du sang dépourvu des globules rouges, des globules blancs, des plaquettes sanguines et de certaines protéines impliquées dans le mécanisme de coagulation) et non sur l'échantillon de sang total.  Ceci permet d'avoir une bien meilleure sensibilité car à volume égal, le sérum contient près du double d'anticorps que le sang total. 

Nous avons la chance d'avoir en France, des spécialistes médicaux du diagnostic biologique : les biologistes médicaux alors autant profiter de leur savoir-faire.

source : https://www.biogroup-lcd.fr/actualites/serologie-coronavirus

source : https://www.biogroup-lcd.fr/actualites/serologie-coronavirus

Sommes nous immunisés si nous avons des anticorps ?

Pour mieux comprendre les termes techniques (Ig G, Ig M, anticorps neutralisants...), je vous invite à lire ou relire mon article sur l'immunité. 

Pendant que j'ai réalisé mon test, la personne qui a effectué la prise de sang m'a dit "vous pourrez juste savoir si vous avez été en contact avec le virus ou pas, mais pas si vous êtes immunisée". 

Étonnée par sa remarque, je lui ai demandé si le test dosait bien les immunoglobulines Ig G, le test devait donner un résultat quantitatif et pas uniquement qualitatif (présence ou absence d'immunoglobulines Ig G).

Il m'a confirmé qu'il s'agissait bien d'un dosage des immunoglobulines Ig G et qu'en cas de résultat supérieur à 1, cela confirmait la présence d’anticorps dans le sang.  Il m'a, à cette occasion, fait part de sa surprise lorsqu'il a découvert le résultat d'un patient qui était resté asymptomatique (n'ayant présenté aucun symptôme pendant son infection), son taux d'immunoglobulines Ig G était bien au delà du seuil de détection.

J'ai juste rappelé qu'en dosant mes Ig G, il recherchait mes anticorps neutralisants spécifiques du SARS-CoV-2 donc qu'il était en train de mesurer mon immunité vis à vis de ce coronavirus.

Personne n'a suffisamment de recul, à ce jour, pour dire combien de temps ces anticorps neutralisants seront protecteurs, mais jusqu'à preuve du contraire, ils le sont, comme tous les anticorps développés pour d'autres maladies infectieuses à coronavirus, les données scientifiques actuelles penchent plutôt dans ce sens (voir mon article sur l'immunité).    

De plus, d'après un article paru le 20 Avril, dans le Vidal, (journal destiné aux médecins), "Les données dont nous disposons concernant le SARS-CoV-2 sont certes préliminaires, mais elles sont, pour l’instant, parfaitement en ligne avec les informations acquises lors de l’étude des autres coronavirus humains : ceux responsables de 15 à 20 % des rhumes (229E, OC43 ou HKU1, par exemple), SARS-CoV-1 et MERS-CoV".

C'est d'autre part, sur la présence de ces anticorps neutralisants dans le plasma de personnes guéries, qu'est basée la thérapie de transfusion de plasma. Je prépare un article dédié à cette thérapie.

 

A qui s'adresse ce test sérologique ?

Je vous invite à tous faire ce test pour connaitre votre statut en anticorps neutralisants (Ig G). Evidemment cela n'est pas nécessaire pour les personnes qui ont déclaré la maladie et ont eu un résultat positif au test de dépistage PCR car ce test ne donne pas de faux positifs, etant donné qu'il se base sur la recherche et la présence avérée du virus.

Cependant pour tous ceux qui ont eu des symptômes il y a plus de trois semaines mais qui n'ont pas été testés, cela confirmera ou infirmera le le contact avec le virus covid19. 

Par contre si vous pensez avoir des symptômes du covid19 et que vous voulez vous faire dépister, ce n'est pas ce test qui vous convient mais le test de dépistage par PCR (voir mon article sur les différents tests), qui peut vous être prescrit par votre médecin et est remboursé par la sécurité sociale. Mais n'en abusez pas, ce test ne va pas vous dire si vous êtes immunisés, il vous indique juste si le virus est présent dans votre corps au moment du prélèvement.      

   

Pourquoi se faire tester ? 

  • Pour être rassuré :

D'une part car si vous avez été en contact avec le coronavirus cela vous permettra de vivre plus sereinement. Vous n'aurez plus peur de l'attraper en allant travailler, faire ses courses ou dans les transports en commun. Vous n'aurez plus l'angoisse de le transmettre à vos proches et aux plus fragiles mais il faudra veiller cependant, à bien continuer à vous laver les mains.

Car comme pour la plupart des infections respiratoires, les virus sont manuportés, ils se transmettent par contact avec votre peau. Le lavage des mains est donc le meilleur rempart  contre  sa transmission.

  • Pour maintenir votre vigilance :

D'autre part, si vous avez eu des symptômes mais que vous avez un résultat négatif, cela vous incitera à maintenir votre vigilance et à bien observer les gestes barrières, la distanciation sociale et le port du masque. 

  • Pour dépister d'éventuelles séquelles :

De plus, vous aurez peut-être la surprise de découvrir que vous l'avez contracté même si vous n'avez eu aucun symptôme (asymptomatique). Dans ce cas, je vous conseille fortement de consulter votre médecin traitant pour vous assurer que vous n'avez pas de séquelles au niveau de vos poumons ou sur d'autres organes et voir s'il est encore temps de les soigner.

Pourquoi dépister d'éventuelles séquelles ? 

Le SARS-CoV-2 est un nouveau virus que nous apprenons à connaître tous les jours un peu plus. Nous découvrons au fur et à mesure les symptômes qu'il provoque et les différents modes d'action qu'il prend pour s'exprimer, rendant la maladie de covid19 multiforme.

Toutes les conséquences et les séquelles, à plus ou moins long terme, que cette maladie va engendrer sont malheureusement à venir. 

D'après les scanners (à faibles doses) que le professeur Raoult et ses collègues ont réalisé sur les personnes venues se faire dépister à l'IHU de Marseille, il y avait une proportion non négligeable de personnes qui étaient asymptomatiques et présentaient malgré tout des séquelles, pouvant évoluer vers des fibroses. Pour lui, il faut agir rapidement car un début de fibrose à des stades précoces peut être soigné.

En attendant que les pouvoirs publics et notre système de santé se saisissent de cette problématique et s'organisent pour mettre en place une réponse sanitaire (afin de suivre les patients diagnostiqués covid19 dépistés par PCR, ceux diagnostiqués covid19 mais non dépistés et les asymptomatiques qui ignorent leur contamination), je vous invite à prendre les devants et à agir en vérifiant votre sérologie.

De nombreux patients Covid-19 souffrent actuellement de séquelles. Le Professeur Didier Raoult a prévenu qu'il allait falloir mettre en place un plan pour assurer le suivi des patients covid19 et détecter rapidement les personnes asymptomatiques présentant d'éventuelles fibroses pulmonaires.

Et si nous faisions une étude ensemble ?

Si vous le voulez bien, je vous invite à partager avec moi les résultats de vos tests sérologiques, de manière anonyme et à répondre au questionnaire covid19 en pièce jointe afin de voir s'il existe des corrélations entre les résultats de vos tests immunologiques et les données du questionnaire.

Je vous ferai part des résultats dès que j'aurai suffisamment de données à étudier. Nous pourrons ainsi voir, entre autre, la proportion des personnes immunisées sur "la population de mes lecteurs qui auront fait le test" et parmi ces derniers, le pourcentage de personnes asymptomatiques.

Plus nous serons nombreux à nous faire tester et à partager nos résultats et plus nous aurons une vision claire de la situation, alors n'hésitez pas à partager mon article.

Pour rappel, lorsque vous ferez les photos de vos résultats pensez à bien flouter votre nom et votre adresse. Pour le questionnaire covid19, il est anonyme, je ne vous demanderai pour vous identifier, que votre département, votre sexe et votre âge. Pour garder un anonymat total, vous pouvez créer une adresse e-mail spéciale (sur gmail ou ailleurs) afin de m'envoyer vos résultats en toute confidentialité. Les éléments seront à adresser à : contact@mdavid19.com. Si vous voulez recevoir les résultats de cette étude, je vous invite à vous inscrire avec cette adresse à ma newsletter.   

Vous pouvez aussi me faire un envoi groupé avec les tests et les questionnaires de plusieurs personnes, pensez, dans ce cas, à bien mettre un signe distinctif sur le résultat du test sérologique et le questionnaire correspondant afin de faciliter le classement et le traitement des données. 

La santé est notre bien le plus précieux, alors à vos tests ! pour la paix de votre esprit, votre santé et prévenir d'éventuelles séquelles liées au covid19. A très bientôt pour les résultats de l'analyse de vos données.

Take care,

 

M. E. DAVID

#testscovid19 #immunitecovid19 #igGcovid19 #Raoultcovid19 #fibrosecovid19 #testsserologiquescovid19

#lecovid19pourlesintelligentsquisignorent

 

LE QUESTIONNAIRE :

POUR ALLER PLUS LOIN :

BIBLIOGRAPHIE :

https://www.vidal.fr/actualites/24770/persistance_et_efficacite_des_anticorps_neutralisants_contre_le_sars_cov_2_etat_des_connaissances_et_lecons_des_autres_coronavirus_humains/?fbclid=IwAR2BMHT0Sc0cZg5XFmtLZi_8lWtmNAD-9Jil_CY52aGttUhQWXUMfws0ztw https://www.roche.com/about/business/diagnostics/medical_value/testing-for-coronavirus.htm https://www.roche.com/strongertogether/john-young-cornavirus-research.htm https://www.sciencesetavenir.fr/sante/covid-19-l-absence-d-immunite-serait-une-exception-explique-le-pr- https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-prudence-exigee-sur-les-tests-serologiques-6813596? https://presse.inserm.fr/quelle-immunite-apres-une-infection-par-le-sars-cov-2/39181/ https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/04/23/immunite-depistage-vaccin-les-premieres-reponses-des-scientifiques-face-aux-mysteres-du-coronavirus_6037484_3244.html https://www.youtube.com/watch?v=yqxvhbciPQ8 https://www.biogroup-lcd.fr/actualites/serologie-coronavirus-les-resultats-seuls-ne-suffisent-pas?fbclid=IwAR3Ta7OKA5Zr6NXN-z-Nulji63y958Q65WbC_qPL1iycR6le-7ZlswfXnKI https://www.youtube.com/watch?v=nGPaQsh_rVM&fbclid=IwAR2wxJ5dJ1wyMf6vQ_iCy-fG8P-YdP6T_DIBsiF4mGMeiRnG4aH7vLW98tI

Le questionnaire covid19

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Les interviews du professeur Didier Raoult

Je vous fais un petit récapitulatif des interviews du professeur Didier Raoult depuis la fin du mois d'avril. J'actualiserai cette page régulièrement afin que vous puissiez y retrouver toutes ses dernières interventions.

#19/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult du 19/05/2020

Comparaison des courbes épidémiques selon les villes et les pays.

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

https://www.youtube.com/watch?v=Sc1-JBX2y70

 

#14/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult sur i24NEWS le 14/05/2020

Un visionnaire, une icône, un épidémiologiste de renommée mondiale qui a l'oreille des grands de ce monde mais qui a beaucoup d'ennemis.

Les meilleurs résultats de son traitement HQC + Azithromycine avec sa série.

"Les chiffres infléchissent, l'histoire est en train de vous donner raison, l'épidémie est en train de disparaître." 

Beaucoup de décideurs se sont positionnés comme s'ils étaient face à une maladie chronique, à réfléchir à la mise en place d'études pour valider quel traitement sera le plus efficace alors que la pandémie sera finie quand les résultats seront enfin disponibles.  Rôle de médecin de terrain avant tout, avec la prise en charge des malades. 

Repositionnement des molécules anciennes controversé car ne rapporte pas suffisamment à l'industrie pharmaceutique. Comment développer une molécule qui n'est plus rentable ?  

Un capital de molécules qui peuvent être utilisées comme azythromycine sur le Zika. On scie une branche de la science qui s'est développée depuis 20 ans et ce n'est pas vu de manière favorable. 

HCQ effet connu sur les autres maladies infectieuses respiratoires. 

Les média traditionnels (journaux et télévision) en conflit total avec les réseaux sociaux et youtube. Les média traditionnels identifient comme fake news des informations qui sont réelles et ils ne relayent pas plus de fausses informations que les réseaux sociaux. 

Lésions et séquelles chez les patients faiblement symptomatiques ou sans symptômes. Cela a aussi été étudié dans les deux autres épidémies de coronavirus. Il existe une discordance entre l'état clinique au départ et l'état des lésions des poumons. Risque d'évolution vers fibroses respiratoires (scanner à base dose). Il faut définir qui devrait pouvoir être diagnostiqué. Plan pour détecter les patients atteints afin de prévenir l'évolution des séquelles au niveau pulmonaire vers une fibrose. Il est possible de traiter si l'on intervient tôt.   

Pas de portage chronique du virus chez l'homme. Le virus peut circuler autour de la terre puis revenir, on pourrait peut être avoir des cas secondaires provenant d'Inde qui a eu un début d'épidémie décalé. Cette épidémie pourrait devenir saisonnière. On ne peut pas savoir.

C'est une maladie aiguë et immunisante car il y a une production d'anticorps.

"Bizarrement les gens qui vont mal ont beaucoup d'anticorps. Beaucoup plus tôt et en grande quantité. Ce serait donc pour ça que les traitements antiviraux programmés dans les dernières phases de la maladie ne seraient pas efficaces. Dans la phase finale de la maladie, le problème n'est plus lié au virus mais à la réponse immunitaire qui est très forte, violente (ndlr et disproportionnée)."  

La meilleure manière de lutter contre la transmission d'une infection respiratoire est avant tout lié au lavage des mains. Pour lui les masques sont indispensables pour le personnel soignant. C'est le lavage des mains qui prévient la maladie et protège de la contamination.

https://www.youtube.com/watch?v=yqxvhbciPQ8

 

#12/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult : Quelles leçons doit-on tirer de l'épidémie ? 12/05/2020

- Des chiffres qui confirment la fin de l'épidémie.

- Réflexions sur la gestion de la crise et des stratégies thérapeutiques.

- Epidémie avec un virus que l'on ne connaissait pas et une maladie différente de celles observées jusqu'à présent.

- Plan pour détecter les patients atteints de séquelles au niveau des poumons (fibroses).  

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

https://www.youtube.com/watch?v=nGPaQsh_rVM&fbclid=IwAR2wxJ5dJ1wyMf6vQ_iCy-fG8P-YdP6T_DIBsiF4mGMeiRnG4aH7vLW98tI

 

#11/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult par Guillaume Durand sur Radio classique dans sa matinale du 05/05/2020

https://data.radioclassique.fr/Podcasts/Invite_Politique_du_05-05-2020_08h18.mp3

 

#30/04/2020

Ci-joint le lien pour aller voir l'excellente interview du professeur dans son intégralité. 

Des informations très pertinentes. A voir absolument. 

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/didier-raoult-parle-sur-bfmtv-revoir-l-entretien-en-integralite-1243716.html

Take care,

M. E. DAVID

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Publié le par M. E. DAVID
Publié dans : #HQCcovid19, #mortalitecovid19, #Raoultcovid19, #hydroxychloroquine, #testscovid19

#20/05/2020

Le chef de l'agence médicale européenne, Guido Rasi, a informé qu'une autorisation préalable a été donné pour le Remdesivir de la société pharmaceutique Américaine Gilead pour traiter le COVID-19 qui devrait être approuvé dans les prochains jours. https://reut.rs/2WFAjJy

Le chef de l'agence médicale européenne, Guido Rasi, a informé qu'une autorisation préalable a été donné pour le Remdesivir de la société pharmaceutique Américaine Gilead pour traiter le COVID-19 qui devrait être approuvé dans les prochains jours. https://reut.rs/2WFAjJy

#20/05/2020

Interview de l'ancien ministre Philippe Douste Blazy du 20/05/2020 sur Sud Radio #LesVraiesVoix

La mortalité a été 5 fois supérieure à Paris qu'à Marseille.

Stratégie de Raoult : une stratégie en triptyque

1 - Tester

2- Isoler les personnes positives (sinon on risque de contaminer son entourage car 80% des contagions sont intra-familiales).

3- On les traite (Raoult a agi en médecin non en scientifique ou en chercheur)

Les deux études qui n'ont pas obtenu de bons résultats sur l'hydroxychloroquine HCQ n'utilisaient pas le traitement de Raoult (qui est composé de HCQ + Azythromycine).

Une étude est sortie hier qui est très bonne en Corée du sud avec HCQ.  

Il a été décidé de concentrer les moyens financiers sur certains instituts afin de faire de la recherche de qualité. 5 IHU (Instituts Hospitalo-Universitaires) ont été créés au niveau national, et cela a entraîné beaucoup de jalousie vis à vis de Didier Raoult, qui est le directeur de celui de Marseille.

Il y a beaucoup de gens qui ont pris ombrage de cette décision politique et cela explique pourquoi il y a un tel déchaînement de la part de nombreux médecins et infectiologues contre lui et contre l'HCQ. Il y a un débat hystérique autour de la chloroquine alors qu'il y a eu des milliards de doses prises par des patients à travers le monde. Et ce qui est incompréhensible, c'est qu'en France on a le meilleur professeur au monde et on n'en prend pas.

Tous les pays qui ont traité leurs malades ont eu des taux de mortalité inférieurs aux nôtres. 4 fois moins en Allemagne et 5 fois moins en Autriche.

https://www.youtube.com/watch?v=i2Xw_4koCm

#20/05/2020

Fil d'actu covid19 - 20/05/2020

#19/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult du 19/05/2020

Comparaison des courbes épidémiques selon les villes et les pays.

Mortalité à Paris 759 personnes / million d'habitants

Mortalité à Marseille 140 personnes / million d'habitants

Grande différence de mortalité qui doit amener à se poser des questions sur la gestion de la crise.

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

https://www.youtube.com/watch?v=Sc1-JBX2y70

Petite information que vous avez certainement vu mais qui m'a réjouie, même Trump prend de l'hydroxychloroquine en préventif, alors peut-être qu'un jour nous pourrons nous aussi en prendre si nous en avons besoin. 

Take care,

M. E. DAVID

#fildactucovid19 #actucovid19 #masquescovid19 #IHU #Raoult 

#lecovidpourlesintelligentsquisignorent

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Publié le par M. E. DAVID
Publié dans : #Raoultcovid19, #mutationscovid19, #genomecovid19, #geneORF8covid19
Didier Raoult, the eminent infectious disease specialist

Didier Raoult, the eminent infectious disease specialist

Today is the lockdown release day in France, and after several beautiful sunny days, many of us find ourselves back to  greyness and rain. It is as if the weather has been in tune with the mood of the French people, who are called to return back to everyday life with all the stress and anxiety in this context of health crisis. 

I do not have a crystal ball, but the latest studies about the data of new cases, hospitalized people etc, are rather hopeful. Obviously, we will not be able to escape a few clusters (a set of people infected from a single carrier) because the virus is still circulating. However we are more prepared now to be able to test and isolate people carrying covid19, so we can recover to a more serene life.

On Tuesday May 05th, on his morning show, Guillaume Durand interviewed Professor Didier Raoult, the eminent infectious disease specialist. The Professor confirmed that we were nearing the end of the pandemic.

The global epidemic of covid19, he said, comes in the form of a bell curve that is a common shape for the curves of most respiratory infections.

All curves of new cases, whether in France, Europe or in the rest of the world, have much the same shape, with or without lockdown.

According to Professor Didier Raoult, the number of infected people presenting at the IHU of Marseille (University Hospital Institute) is decreasing in Marseille, as well as in France and the rest of the world. The second wave therefore seems unlikely to happen because the data does not go in this direction. All institutes around the world observe the same decrease with these types of bell curves.  

"For reasons that no one understands, epidemic diseases start, they become more and more contagious, then they become more and more serious, then they gradually decrease becoming less and less contagious." This can be observed for most epidemics. 

He has noticed that the virus is currently less contagious and therefore the risk of secondary contamination is now much lower than it was a month ago.

Let's check this assumption with the latest available scientific and medical data.
 

The virus is less contagious now than it was a month ago.

Professor Didier Raoult on Radio classique, the political guest

https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting/

https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting/

To understand this phenomenon, we will take a look at the analysis of the mutations observed and their consequences in the expression of the virus in correlation with the observed symptoms.

For those requiring a better understanding  of what I'm going to talk about, I invite you to read or reread beforehand my article on covid  19 and its mutations. As I mentioned in this article, coronaviruses mutate regularly. These mutations are occurring at a lower frequency than for influenza viruses but sufficient to see many mutants appear.

Since the first genome of Covid19 was decoded, another 17,000 genomes have been sequenced to date and shared on the GISAID site, some of which carry distinctive mutations. It can also happen that during its mutations some accidents occur, such as losses of certain parts of the genome or in rarer cases, additions. 

As of April 2020, 33 distinct strains could be counted with slightly different characteristics from the conventional strain. Scientists, observed, that one of the mutants had acquired the ability to produce a viral load 270 times greater than the ancestral strain. Other teams found deletions (loss of part of the genome) on other strains of SARS-CoV-2 virus.

Was there a phase of increased contagiousness and severity of the virus?

Unfortunately, we have seen an increase in contagiousness and severity of the symptoms of the virus when the wave hit hard the European countries and New York.

How can we explain that the most serious cases would have been observed in Europe and New York?

  • The strains that attacked New Yorkers came largely from Europe

We have seen a more deadly attack of the virus in Europe and New York, compared to the Asian countries, which were first affected. In an article of "The New York Times", two distinct groups of researchers who worked on genomes came to the same conclusion. Most cases of New York coronavirus did indeed come from Europe where the epidemic severely affected populations.

  • More aggressive strains that can spread faster

A genetic analysis conducted on a sample of 103 SARS-CoV-2 genomes, indicated that these viruses evolved into two main types (designated L and S). The S-form, the ancestral version accounted for 30% of the genomes studied, while the L-type strain accounted for about 70%. The scientists concluded that human intervention may have exerted a more severe selective pressure on type L, resulting in a more aggressive form which is able to spread faster.

Another study showed that most of the sub-strains whose mutations were on the ORF8 and ORF1a genes (coding for two proteins) were found in patients outside Wuhan.

As a reminder, there are small systems in our cells capable of translating the messages contained in our genetic material and producing proteins that are assemblages of small units called amino acids.

Europeans and New Yorkers would therefore have had more virulent strains than those circulating at the beginning of the epidemic in China.

What do we know about the previous SARS outbreak?  

In 2003, during the SARS outbreak (with the SARS-CoV virus), a bell curve was observed with acceleration and regression as Professor Raoult mentioned.

During the progression of this epidemic, a number of genetic variants appeared in the human population as a result of unavoidable genetic mutations.

A large proportion of these viruses had mutations or deletions of genetic material in the gene "ORF8" encoding the protein "ORF8". And these mutations or deletions were associated with a reduced ability of the virus to replicate.

Towards the end of the SARS outbreak in 2003, genome sequences from viruses taken from the last infected patients were free of the gene encoding "ORF8", the latter having been removed from the genetic material of the original virus. This deletion may be associated with some form of host adaptation.

The same type of phenomenon has also been observed for batCoV (bats' SARS-CoV) viruses, with a similar disappearance of this fraction of the genome encoding for the protein "ORF8".

In a Chinese study, conducted on 63 samples (isolates) of SARS-CoV, the researchers noted major variations in the region of the viral genome where the ORF8 gene is located and also observed a correlation between the different phases of the epidemic and the different variations observed in this region of the genome.

They identified three phases:

The early phase: the first appearance period of SARS when the ORF8 gene was present.

The intermediate phase where mutations or deletions of more or less long nucleotide sequences were observed in the area of the ORF8 gene.

And the late phase where the ORF8 gene had completely disappeared from the genome, which seems to have signed the end of the SARS epidemic due to SARS-CoV.

During this human SARS outbreak, the removal of a fragment of the genome of 29 nucleotides from the ORF8 region appears to have occurred rapidly. Several mutants from Hong Kong patients have also seen a deletion of 386 nucleotides in the same region of the genome in some patients.

SARS-CoV-2 virus is close to SARS-CoV  (90%) and among their similarities, the presence of the spike protein (S) but also the ORF8 gene encoding protein 8 (which I call ORF8).

One could therefore assume that mutations and then the suppression of this part of the genome of SARS CoV-2, could explain the phenomenon of acceleration and regression of this epidemic disease, with an increasingly less virulent expression of the disease Covid-19, until its complete disappearance.

Discovery of a deletion of 382 nucleotides during the early evolution of SARS-CoV-2 (reference 6).

Discovery of a deletion of 382 nucleotides during the early evolution of SARS-CoV-2 (reference 6).


Has this type of mutation ever been observed for SARS-CoV-2?

Although mutations are weak in the region where genes are encoding ORF proteins in SARS CoV-2's genome, 13 variation sites have been identified by one research team, and among them, two sites (one in ORF8 and one in ORF1a) have shown high mutation rates (of around 30%).

In another pre-print article of March 12th, 2020, a Chinese team found a specific mutation on the viruses of eight patients hospitalized in Singapore. Indeed, the genome of SARS-CoV-2 that had contaminated them had a deletion of 382 nucleotides containing, among other things, the ORF8 gene, which is encoding the protein that intervenes in the replication of the virus.

They realized that the viruses, with this deletion, had been circulating since at least mid-February 2020. This may explain why the epidemic would have been better contained in Singapore and this part of the world, and not just through better pandemic management.

Is the key to the decline in contagiousness hidden in the area of the genome containing the ORF8 gene?

These results show that there may be selective mutations in SARS-CoV-2. Similar data on SARS-CoV, had suggested that the genetic variation in the region of the ORF8 gene was the result of viral adaptation.

In addition, in vivo studies in animals that have been inoculated with SARS-CoV have shown that the presence of the ORF8 gene induces higher average body temperature and stronger antibody responses than when it was absent, suggesting that the presence of the ORF8 gene (native or mutated) in humans may lead to a stronger immune response than in its absence.

In light of these different results, it would be interesting to sequence the genomes of the Covid-19 virus strains that have infected the latest patients to see if the region containing ORF8 has mutated or disappeared. This would eventually determine at what stage of the pandemic we are and validate the hypothesis that the pandemic curve would follow the evolution of the ORF8 gene.  

Further studies will be needed to validate the correlation between the evolution of this gene mutations and the increase then the decrease in contagiousness. If this is the case, this gene could serve as an indicator for future pandemics. One drug path could be to target this ORF8 protein to render it inactive or prevent it from being translated from the ORF8 gene.

In the meantime, there is a good chance that a mechanism of this nature might be happening.

When from the trench, you see the enemy withdrawing you have not yet won the war, but something happens.

Massimo Clementi, Director of the Laboratory of Microbiology and Virology at IRCCS Hospital San Raffaele in Milan

Is there a decrease in contagiousness and a reduction in symptoms?

As far as contagiousness is concerned, this seems to be the case, if we refer to the number of new infections in areas where people have been least contained in France. This is especially true in the northen subburbs of Paris region where an outbreak increase could have been expected. However, the numbers do not seem to have grown exponentially.

For the mitigation of symptoms, we will take a little tour on Italian side and the testimony of Massimo Clementi, bearing good news. Clementi is director of the Laboratory of Microbiology and Virology of the IRCCS Hospital San Raffaele in Milan, he has been interviewed by the daily quotidiano.net.

According to him, the profile of the infection is changing, compared to the first days of the tsunami. "When from the trench, you see the enemy withdrawing you have not yet won the war, but something is happening".

In March, intensive care units were full of patients arriving at the emergencies with respiratory failure requiring ventilation. We've seen a lot of deaths. Now, these situations are increasingly rare, as confirmed by the Civil Protection data."

In the US, the virus would travel from east to west, from coast to coast, while it would lose virulence during its mutations. For example, in Washington state in the western United States, where the epidemic occurred later, the strains would be less virulent.

It would appear that mutations and deletions in the area where the ORF8 gene is located may explain the phenomenon of acceleration and regression of this epidemic disease, as Professor Raoult suggested in his explanation of how epidemic diseases work. "The end of the game" would therefore be on track.

We now have good reason to hope and see the future in a more positive way, with the return to a life where joy can finally regain its full place.

But in the meantime, caution is advised. Continue to respect barrier gestures (frequent hand washing with soap or an alcohol-based solution, sneezing into your elbow or into a disposable tissue), wearing a mask and social distancing mesures because until we have scientific proof that the virus has indeed mutated to a benign form, we will have to maintain our vigilance.

Take care,

M. E. DAVID

 

#covid19 #actucovid19 #genomecovid19 #mutationscovid19 #finpandemiecovid19 #geneORF8covid19

#lecovid19pourlesintelligentsquisignorent

BIBLIOGRAPHY :

https://academic.oup.com/nsr/advance-article/doi/10.1093/nsr/nwaa036/5775463 https://www.radhttps://www.quotidiano.net/salute/coronavirus-news-1.5139665?fbclid=IwAR1_xCC_wsmkopZ7emndtLTo_EEzhpyUaA2pdOJSvsBnsyIRaQdIhfxnPCkioclassique.fr/magazine/articles/coronavirus-cest-en-train-de-seteindre-assure-didier-raoult/ https://www.gisaid.org/ https://www.nytimes.com/2020/04/08/science/new-york-coronavirus-cases-europe-genomes.html?fbclid=IwAR2TZDOzAs_2pv-FEfN2OrbaH29NWEJPA9GSMFZc4vM8tIjh55YJmEezeYs https://www.pourlascience.fr/sd/genetique/les-routes-du-covid-19-revelees-par-les-genes-19009.php https://www.researchgate.net/publication/339904520_Discovery_of_a_382-nt_deletion_during_the_early_evolution_of_SARS-CoV-2?fbclid=IwAR1hxpRdYIsRRZzxgEexABwG70FvM9nSM3HdsGwkY_8UQdmSWPtAos7eNjo https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7161481/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/32167180 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7176222/ https://www.quotidiano.net/salute/coronavirus-news-1.5139665?fbclid=IwAR1_xCC_wsmkopZ7emndtLTo_EEzhpyUaA2pdOJSvsBnsyIRaQdIhfxnPCk https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7176222/#CR47_12 https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting/

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Publié le par M. E. DAVID
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« Les épidémies commencent en devenant de plus en plus contagieuses, de plus en plus graves. Puis petit à petit, elles le sont de moins en moins"

« Les épidémies commencent en devenant de plus en plus contagieuses, de plus en plus graves. Puis petit à petit, elles le sont de moins en moins"

Aujourd'hui, c'est jour de déconfinement, malheureusement après ces belles journées ensoleillées, nous voilà à nouveau dans la grisaille et sous la pluie pour beaucoup d'entre nous. C'est un peu comme si le temps s'était mis au diapason de l'humeur des Français, entre stress et angoisse avec cette rentrée sur fond de crise sanitaire. 

Je n'ai pas de boule de cristal, mais les dernières études des données de nouveaux cas, de personnes hospitalisées etc, sont plutôt porteuses d'espoir, évidemment, on ne pourra pas échapper à quelques clusters (ensemble de personnes contaminées à partir d'un individu porteur) car le virus circule encore mais tout est mis en place pour tester et isoler les personnes porteuses du covid19 donc nous pouvons retrouver une vie plus sereine.

Ce mardi 05 mai, sur Radio Classique, le Professeur Raoult interviewé par Guillaume Durand, a confirmé que nous approchions de la fin de la pandémie.

L'épidémie mondiale de covid19, selon lui, se présente sous la forme d'une courbe en cloche qui est une forme banale pour les courbes de la plupart des infections respiratoires transmissibles.

Toutes les courbes de nouveaux cas, qu'elles soient en France, en Europe ou dans le reste du monde ont sensiblement la même forme, avec ou sans confinement.

Le professeur Didier Raoult, éminent infectiologue, a noté que le nombre de personnes contaminées se présentant à l'IHU de Marseille (Institut Hospitalo-Universitaire), diminue comme en France et dans le reste du monde. La deuxième vague lui paraît donc improbable car les données ne vont pas dans ce sens. Tous les instituts à travers le monde observent la même décroissance avec ce type de courbes en cloche.  

D'après lui « Pour des raisons que personne ne comprend, les maladies épidémiques sont comme ça, elles commencent, elles deviennent de plus en plus contagieuses, elles deviennent de plus en plus graves et puis petit à petit, elles diminuent et elles sont de moins en moins contagieuses". C'est, semble-t-il, ce qui se vérifie pour la plupart des épidémies. 

Il a remarqué que le virus est actuellement moins contagieux et que le risque de contamination secondaire est donc désormais beaucoup plus faible qu'il y a un mois.

Alors allons vérifier cette hypothèse avec les dernières données scientifiques et médicales disponibles.

Le virus est moins contagieux maintenant que ce qu'il était il y a un mois.

Le Professeur Didier Raoult sur radio classique, l'invité politique

https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting/

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Pour comprendre ce phénomène, nous allons nous intéresser à l'analyse des mutations observées et à leurs conséquences au niveau de l'expression du virus en corrélation avec les symptômes observés.

Pour ceux qui le souhaitent et pour mieux comprendre de quoi je vais parler, je vous invite à lire ou relire au préalable mon article sur le covid 19 et ses mutationsComme je vous l'avais mentionné dans cet article, les coronavirus mutent régulièrement. Ces mutations se font à une fréquence moindre que pour les virus de la grippe mais suffisante pour voir apparaître de nombreux mutants.

Depuis que le premier génome du covid19 a été décodé, 17000 autres génomes ont été séquencés à ce jour et partagés sur le site GISAID dont certains portent des mutations distinctives. Il peut aussi arriver que lors de ses mutations certains accidents arrivent, comme des pertes de certaines parties du génome ou plus rare, des ajouts

Dès le mois d'avril, 33 souches distinctes pouvaient être dénombrées avec des caractéristiques légèrement différentes par rapport à la souche ancestrale. Des scientifiques, avait observé, qu'un des mutants avait acquis la capacité de produire une charge virale 270 fois supérieure à la souche classique. D'autres équipes ont trouvé des délétions (perte d'une partie du génome) sur d'autres souches de virus SARS-CoV-2.

 

Il y a-t-il eu la phase d'augmentation de la contagiosité et de la gravité du virus ?

Nous avons malheureusement constaté l'augmentation de la contagiosité et de la gravité des symptômes du virus lorsque la vague a frappé de plein fouet les pays européens et New York.

Comment expliquer que les cas les plus graves auraient été observés en Europe et à New York ?

  • Les souches qui ont attaqué les new-yorkais provenaient en grande partie d'Europe

Nous avons observé une attaque plus meurtrière du virus en Europe et New-York par rapport aux pays asiatiques, touchés les premiers. Dans un article du New York Times, deux groupes de chercheurs distincts, ayant travaillé sur les génomes en sont venus aux mêmes conclusions, que la plupart des cas de coronavirus de New York sont bien venus d'Europe où l'épidémie touchait sévèrement les populations du vieux continent. 

  •  Des souches plus agressives et aptes à se propager plus vite 

Les analyses génétiques des populations de 103 génomes du SARS-CoV-2 ont indiqué que ces virus ont évolué en deux types principaux (désignés L et S). La forme S, la version ancestrale représentait 30% des génomes étudiés alors que la souche du type L représentait environ 70%. Les scientifiques concluaient que l'intervention humaine avait pu exercer une pression sélective plus sévère sur le type L, le rendant plus agressif et apte à se propager plus vite.

Une autre étude a montré que la plupart des sous-souches dont les mutations se situaient sur les gènes ORF8 et ORF1a (codant pour deux protéines) se trouvaient sur des patients à l'extérieur de Wuhan.

Pour rappel, il y a dans nos cellules des petits systèmes capables de traduire les messages contenus dans notre matériel génétique et de produire des protéines qui sont des assemblages de petites unités que l'on appelle "acides aminés".

Les européens et les new-yorkais auraient donc eu des souches plus virulentes que celles circulant au début de l'épidémie en Chine.

Que savons nous de la précédente épidémie de SRAS ?  

En 2003, lors de l'épidémie de SRAS (avec le virus SARS-CoV), on a pu observer une courbe en cloche avec une accélération et une régression comme le mentionnait le professeur Raoult.

Au cours de la progression de cette épidémie, on a constaté dans la population humaine, l'apparition d'un certain nombre de variantes génétiques, du fait des mutations génétiques inévitables.  

Une grande proportion de ces virus présentait des mutations ou des suppressions de matériel génétique au niveau du gène codant pour la protéine "ORF8". Et ces mutations ou délétions étaient associées à une aptitude réduite du virus à se répliquer.

Vers la fin de l'épidémie de SRAS, en 2003, les séquences des génomes provenant des virus prélevés sur les derniers patients contaminés, étaient exempts du gène codant pour "ORF8", ce dernier ayant été supprimé du matériel génétique du virus d'origine. Cette suppression pouvant être associée à une forme d'adaptation à l'hôte. 

Le même type de phénomène a aussi été observé pour les virus SARS-CoV de chauves souris, avec une disparition similaire de cette fraction du génome codant pour la protéine "ORF8".

Dans une étude chinoise, menée sur 63 échantillons (isolats) de SARS-CoV, les chercheurs ont noté des variations majeures dans la région du génome viral où se situe le gène ORF8 et ont d'autre part observé une corrélation entre les différentes phases de l'épidémie et les différentes variations constatées dans cette région du génome. 

Ils identifiaient 3 phases.

La phase précoce : la période de première apparition du SRAS où le gène ORF8 était présent.

La phase intermédiaire où ont été observées des mutations ou des délétions de séquences de nucléotides plus ou moins longues, dans la zone du gène ORF8.

Et la phase tardive où le gène ORF8 avait complètement disparu du génome, ce qui semble avoir signé la fin de l'épidémie de SRAS due au SARS-CoV.

Lors de cette épidémie de SRAS chez l'homme, la suppression d'un fragment du génome de 29 nucléotides de la région ORF8 semble s'être produite rapidement. On a aussi noté sur plusieurs mutants issus de patients de Hong Kong, une délétion de 386 nucléotides dans cette même région du génome, chez certains patients. 

Le virus SARS-CoV-2 est proche du SARS-CoV (90%) et parmi leurs similitudes, la présence de la protéine spike (S) mais aussi le gène ORF8 codant pour la protéine 8 (que j'appellerai ORF8).

On pourrait donc émettre l'hypothèse que les mutations puis la suppression de cette partie du génome du SARS-CoV-2, puisse expliquer le phénomène d'accélération puis de régression de cette maladie épidémique, avec une expression de moins en moins virulente de la maladie Covid-19, jusqu'à sa disparition complète.

Découverte d'une délétion de 382 nucléotides au cours de l'évolution précoce du SARS-CoV-2 (référence n°6)

Découverte d'une délétion de 382 nucléotides au cours de l'évolution précoce du SARS-CoV-2 (référence n°6)

Ce type de mutation a-t-il déjà été observé pour le SARS-CoV-2 ? 

Une équipe a observé sur le SARS-CoV-2 que, bien que les mutations soient faibles dans la région du génome où l'on retrouve les gènes codant pour les protéines ORF,13 sites de variation ont été identifiés, dont deux (un dans ORF8 et l'autre dans ORF1a) qui ont montré des taux de mutation de l'ordre de 30%

Dans un autre article en pré-impression du 12 mars 2020, une équipe chinoise a constaté une mutation particulière sur les virus de huit patients hospitalisés à Singapour. En effet le génome du SARS-CoV-2 qui les avait contaminés présentait une délétion (suppression) d'un enchaînement de 382 nucléotides contenant, entre autre, le gène ORF8 codant pour la protéine qui intervient dans la réplication du virus. 

Ils se sont rendu compte que les virus, dépourvus de cette séquence génomique, circulaient depuis au moins la mi-février 2020. Ce qui pourrait expliquer pourquoi l'épidémie aurait été mieux contenue à Singapour et dans cette région du monde, et pas uniquement grâce à une meilleure gestion de la pandémie. 

La clef de la baisse de contagiosité serait-elle cachée dans la zone du génome contenant le gène ORF8 ?

Ces résultats montrent qu'il peut y avoir des mutations sélectives dans le SARS-CoV-2. Des données similaires sur le SARS-CoV, avaient laissés les scientifiques supposer que la variation génétique dans la région du gène ORF8 était le résultat d'une adaptation virale.

De plus, des études in vivo, sur des animaux auxquels on a inoculé le SARS-CoV ont montré que la présence du gène ORF8 induisait une température corporelle moyenne plus élevée et des réponses en anticorps plus fortes, que lorsqu'il était absent, suggérant que la présence du gène ORF8 (natif ou muté), chez l'homme pouvait conduire à une réponse immunitaire plus forte, qu'en son absence.

Au vu de ces différents résultats, il serait intéressant de séquencer les génomes des souches de virus Covid-19 ayant contaminé les derniers patients afin de vérifier si la région contenant le ORF8 a muté ou a disparu. Cela permettrait éventuellement de déterminer à quel stade nous en sommes de la pandémie et de valider l'hypothèse selon laquelle la courbe de la pandémie suivrait l'évolution et le devenir du gène ORF8.  

Des études complémentaires devront valider la corrélation entre la présence ou non de ce gène et la baisse de la contagiosité. Si tel est le cas, ce gène pourrait servir d'indicateur pour d'éventuelles pandémies à venir. Une des pistes de médicaments pourrait être de cibler cette protéine ORF8 afin de la rendre inactive ou d'empêcher qu'elle puisse être traduite à partir du gène ORF8. 

En attendant, on a de bonne chance de penser que c'est un mécanisme de cet ordre qui semble se produire.

Lorsque de la tranchée, vous voyez l’ennemi qui se retire vous n’avez pas encore gagné la guerre, mais quelque chose se passe.

Massimo Clementi, directeur du Laboratoire de Microbiologie et Virologie de l’IRCCS Hôpital San Raffaele de Milan 

Il y a t-il une baisse de la contagiosité et une atténuation des symptômes ?

Pour ce qui est de la contagiosité, cela semble être le cas, si l'on se réfère aux nombres de nouvelles contaminations dans les zones où les personnes se sont le moins confinées en France. Ceci est plus particulièrement vrai en région parisienne où l'on aurait pu s'attendre à une flambée de l'épidémie. Or les chiffres ne semblent pas croître de manière exponentielle.

Pour l'atténuation des symptômes, on va faire un petit tour du côté de l'Italie avec de bonnes nouvelles et le témoignage de Massimo Clementi, directeur du Laboratoire de Microbiologie et Virologie de l’IRCCS Hôpital San Raffaele de Milan pour le quotidien quotidiano.net.

D'après lui, le profil de l’infection est en train de changer, par rapport aux premiers jours du tsunami. "Lorsque de la tranchée, vous voyez l’ennemi qui se retire vous n’avez pas encore gagné la guerre, mais quelque chose se passe".

En mars, les unités de soins intensifs étaient pleines de patients qui arrivaient aux urgences avec une insuffisance respiratoire nécessitant une ventilation. Nous avons vu beaucoup de morts. Maintenant, ces situations sont de plus en plus rares, comme le confirment les données de la Protection Civile". 

Aux USA, le virus voyagerait d'est en ouest, d'un océan à l'autre, tandis qu'il perdrait en virulence, au cours de ses mutations. Par exemple dans l'état de Washington, dans l'ouest des Etats Unis, où l'épidémie est arrivée plus tardivement, les souches seraient moins virulentes.

Il semblerait que les mutations et les délétions de la région du génome où se trouve le gène ORF8, puissent expliquer le phénomène d'accélération puis de régression de cette maladie épidémique, comme le suggérait le Professeur Raoult, dans son explication sur le fonctionnement des maladies épidémiques. "La fin de partie" serait donc en bonne voie.

Nous avons maintenant de bonnes raisons d'espérer et de voir l'avenir de manière plus positive, avec le retour à une vie où la gaieté pourra enfin retrouver toute sa place.

Mais en attendant, la prudence est de mise, continuez à bien respecter les gestes barrières, le port du masque et la distanciation sociale car tant qu'on n'aura pas la preuve scientifique que le virus a bel et bien muté vers une forme bénigne, il faudra maintenir notre vigilance.   

Take care,

M. E. DAVID

 

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#lecovid19pourlesintelligentsquisignorent 

BIBLIOGRAPHIE

https://academic.oup.com/nsr/advance-article/doi/10.1093/nsr/nwaa036/5775463 https://www.radhttps://www.quotidiano.net/salute/coronavirus-news-1.5139665?fbclid=IwAR1_xCC_wsmkopZ7emndtLTo_EEzhpyUaA2pdOJSvsBnsyIRaQdIhfxnPCkioclassique.fr/magazine/articles/coronavirus-cest-en-train-de-seteindre-assure-didier-raoult/ https://www.gisaid.org/ https://www.nytimes.com/2020/04/08/science/new-york-coronavirus-cases-europe-genomes.html?fbclid=IwAR2TZDOzAs_2pv-FEfN2OrbaH29NWEJPA9GSMFZc4vM8tIjh55YJmEezeYs https://www.pourlascience.fr/sd/genetique/les-routes-du-covid-19-revelees-par-les-genes-19009.php https://www.researchgate.net/publication/339904520_Discovery_of_a_382-nt_deletion_during_the_early_evolution_of_SARS-CoV-2?fbclid=IwAR1hxpRdYIsRRZzxgEexABwG70FvM9nSM3HdsGwkY_8UQdmSWPtAos7eNjo https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7161481/ https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/32167180 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7176222/ https://www.quotidiano.net/salute/coronavirus-news-1.5139665?fbclid=IwAR1_xCC_wsmkopZ7emndtLTo_EEzhpyUaA2pdOJSvsBnsyIRaQdIhfxnPCk https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7176222/#CR47_12 https://renkulab.shinyapps.io/COVID-19-Epidemic-Forecasting/

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La saga du Professeur Raoult et de son protocole à base d'hydroxychloroquine

#19/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult du 19/05/2020

Comparaison des courbes épidémiques selon les villes et les pays.

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

https://www.youtube.com/watch?v=Sc1-JBX2y70

 

#14/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult sur i24NEWS le 14/05/2020

Un visionnaire, une icône, un épidémiologiste de renommée mondiale qui a l'oreille des grands de ce monde mais qui a beaucoup d'ennemis.

Les meilleurs résultats de son traitement HQC + Azithromycine avec sa série.

"Les chiffres infléchissent, l'histoire est en train de vous donner raison, l'épidémie est en train de disparaître." 

Beaucoup de décideurs se sont positionnés comme s'ils étaient face à une maladie chronique, à réfléchir à la mise en place d'études pour valider quel traitement sera le plus efficace alors que la pandémie sera finie quand les résultats seront enfin disponibles.  Rôle de médecin de terrain avant tout, avec la prise en charge des malades. 

Repositionnement des molécules anciennes controversé car ne rapporte pas suffisamment à l'industrie pharmaceutique. Comment développer une molécule qui n'est plus rentable ?  

Un capital de molécules qui peuvent être utilisées comme azythromycine sur le Zika. On scie une branche de la science qui s'est développée depuis 20 ans et ce n'est pas vu de manière favorable. 

HCQ effet connu sur les autres maladies infectieuses respiratoires. 

Les média traditionnels (journaux et télévision) en conflit total avec les réseaux sociaux et youtube. Les média traditionnels identifient comme fake news des informations qui sont réelles et ils ne relayent pas plus de fausses informations que les réseaux sociaux. 

Lésions et séquelles chez les patients faiblement symptomatiques ou sans symptômes. Cela a aussi été étudié dans les deux autres épidémies de coronavirus. Il existe une discordance entre l'état clinique au départ et l'état des lésions des poumons. Risque d'évolution vers fibroses respiratoires (scanner à base dose). Il faut définir qui devrait pouvoir être diagnostiqué. Plan pour détecter les patients atteints afin de prévenir l'évolution des séquelles au niveau pulmonaire vers une fibrose. Il est possible de traiter si l'on intervient tôt.   

Pas de portage chronique du virus chez l'homme. Le virus peut circuler autour de la terre puis revenir, on pourrait peut être avoir des cas secondaires provenant d'Inde qui a eu un début d'épidémie décalé. Cette épidémie pourrait devenir saisonnière. On ne peut pas savoir.

C'est une maladie aiguë et immunisante car il y a une production d'anticorps.

"Bizarrement les gens qui vont mal ont beaucoup d'anticorps. Beaucoup plus tôt et en grande quantité. Ce serait donc pour ça que les traitements antiviraux programmés dans les dernières phases de la maladie ne seraient pas efficaces. Dans la phase finale de la maladie, le problème n'est plus lié au virus mais à la réponse immunitaire qui est très forte, violente (ndlr et disproportionnée)."  

La meilleure manière de lutter contre la transmission d'une infection respiratoire est avant tout lié au lavage des mains. Pour lui les masques sont indispensables pour le personnel soignant. C'est le lavage des mains qui prévient la maladie et protège de la contamination.

https://www.youtube.com/watch?v=yqxvhbciPQ8

#12/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult : Quelles leçons doit-on tirer de l'épidémie ?

- Des chiffres qui confirment la fin de l'épidémie.

- Réflexions sur la gestion de la crise et des stratégies thérapeutiques.

- Epidémie avec un virus que l'on ne connaissait pas et une maladie différente de celles observées jusqu'à présent.

- Plan pour détecter les patients atteints de séquelles au niveau des poumons (fibroses).  

 

Bulletin d'information scientifique de l'IHU - Nous avons le droit d'être intelligents ! Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection

https://www.youtube.com/watch?v=nGPaQsh_rVM&fbclid=IwAR2wxJ5dJ1wyMf6vQ_iCy-fG8P-YdP6T_DIBsiF4mGMeiRnG4aH7vLW98tI

 

#11/05/2020

Interview du professeur Didier Raoult par Guillaume Durand sur Radio classique dans sa matinale du 05/05/2020

https://data.radioclassique.fr/Podcasts/Invite_Politique_du_05-05-2020_08h18.mp3

 

#01/05/2020

Des médecins américains affirment que l'hydroxychloroquine, médicament controversé aux USA et mis en lumière par Trump, aide 91% des patients atteints de coronavirus en facilitant leur récupération et en améliorant leurs chances de survie. Ils soutiennent qu'il ne faudrait pas attendre les données des "essais cliniques" vu les résultats largement positifs obtenus sur 2333 patients.  dailymail.co.uk

https://www.dailymail.co.uk/health/article-8266737/Doctors-group-claims-hydroxychloroquine-helps-91-coronavirus-patients.html?ito=facebook_share_fbia-top&fbclid=IwAR3_ih6HG02YM8TZoY8GHNGwzdaVwDbFTGlOVOfvjL-x1Fq2z9eTbARz1aA

 

#30/04/2020

Ci-joint le lien pour aller voir l'excellente interview du professeur dans son intégralité. 

Des informations très pertinentes. A voir absolument. 

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/didier-raoult-parle-sur-bfmtv-revoir-l-entretien-en-integralite-1243716.html

 

Articles récents

L'origine du COVID19 naturelle ou pas ? Que l'enquête commence...

Le professeur Luc Montagnier, prix Nobel de Médecine pour ses découvertes sur le virus du Sida, a lancé, il y a quelques jours un pavé dans la mare, qui a fait l'effet d'une bombe au niveau de la communauté scientifique quant à l'origine du virus et l'éventualité et l'éventualité qu'il puisse être issu d'une manipulation génétique.

Sa théorie selon laquelle il serait le produit de la manipulation d'un coronavirus auquel on aurait ajouté une séquence provenant du VIH, est venue relancer la thèse, largement relayée sur les réseaux sociaux, selon laquelle le virus aurait été créé dans un laboratoire P4 et qu'il s'en serait échappé par accident ou qu'il aurait été libéré intentionnellement. 

Image par Arek Socha de Pixabay

Dès le mois de mars nous avions eu des informations comme quoi l'origine pouvait être animale, via la chauve-souris, comme pour le SRAS CoV1. Puis le pangolin, ce petit animal en voie de disparition, dont les chinois sont friands, a, à son tour, été présenté comme un candidat potentiel. Mais l'hôte intermédiaire entre le pangolin et l'homme n'ayant pas été trouvé, les investigations se poursuivent. 

Nous allons enquêter sur ce sujet et voir comment progresse les différentes théories. Je vais vous faire une story avec une série d'articles, pour suivre, en temps réel, l'avancement des recherches et faire la lumière sur la véritable origine du covid19. 

Alors que l'enquête commence...

Take care,

M. E. DAVID

 

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