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Le COVID19 pour les intelligents qui s'ignorent

Le COVID19 pour les intelligents qui s'ignorent

Tout ce que vous voulez savoir sur le covid19 sans jamais oser le demander

Publié le par marje@mdavid19.com
Publié dans : #HQCcovid19, #Raoultcovid19, #mortalitecovid19

Après que le Haut conseil de la santé publique ait rendu un avis défavorable, le gouvernement a abrogé ce mercredi les dispositions dérogatoires autorisant la prescription à l'hôpital de l'hydroxychloroquine dans le cadre de la maladie Covid-19 à l'hôpital en France, hors essais cliniques. D'autre part, le 25 mai, l’OMS a annoncé la suspension temporaire des essais cliniques.

Cette abrogation a été décrétée suite à la demande du ministre de la santé auprès du Haut Conseil de la santé publique d'une révision des règles dérogatoires de prescription, en réponse à la publication dans la revue médicale de référence "The Lancet" d'une large étude retrospective (qui analyse les données) sur l'hydroxychloroquine, réalisée sur 96.000 patients qui suggère que l'hydroxychloroquine serait inefficace voire dangereuse.  

La méthodologie semble irréprochable cependant le traitement avec l'hydroxychloroquine aurait été commencé deux jours après le diagnostic or le diagnostic ne correspond pas au début des symptômes et au protocole préconisé par le Professeur Raoult. En effet, son traitement doit être donné, d'après lui, dès l'apparition des symptômes, aux stades précoces de la maladie.

Le Professeur Didier Raoult est intervenu sur Sud Radio pour expliquer son point de vue, il avait d'autre part dès le début de la semaine jugé cette étude de "foireuse". Il oppose à ces résultats, l'étude menée à l'IHU de  Marseille, réalisée sur des patients qu'ils ont suivis et soignés et non pas sur des données qui lui semblent douteuses. L'ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy a pour sa part, considéré qu'elle comportait des biais : l’hydroxychloroquine serait administrée trop tard aux patients et pas comme le préconise le professeur Raoult, de plus les groupes ne seraient pas équivalents bien qu'un facteur ait été appliqué pour tenir compte des différences. D'autres scientifiques ont aussi vivement critiqué cette étude, dont un collectif d'experts brésiliens. Vous trouverez certaines de leurs réactions dans cet article. 

 

Nous pouvons aujourd’hui témoigner, un groupe de trente personnes en France, travaillant ensemble, collectivement sur la compréhension de l’étude publiée par the Lancet et à 8000 km un groupe d'experts Brésiliens qui est arrivé à la même conclusion. Incroyable de prendre conscience qu'en l'absence de conflits d’intérêts, les choses avancent plus vite et vont droit à l’essentiel.

http://www.francesoir.frp

Le professeur Raoult et son équipe ont communiqué ce soir les premiers résultats de l'étude menée à l'IHU de Marseille, montrant le suivi d'une cohorte de 3737 patients (groupe de patients sur lesquels l'étude est menée) :  

Le traitement par HCQ-AZ (HydroxyChloroQuine et AZythromycine) a été associé à une diminution du risque de transfert vers les unités de soins intensifs ou de décès, une diminution du risque d'hospitalisation ≥ 10 jours et une durée plus courte pour l'évacuation hors du corps (excrétion) du virus. Des modifications du rythme cardiaque sur 25 patients on conduit à l'arrêt du traitement dans 3 cas. Aucune mort subite n'a été observée ni de troubles majeurs du rythme cardiaque (torsades de pointe). 

Voilà pour la saga qui enflamme la toile et les esprits, espérons que la science et la vérité en sortiront gagnantes. 

Take care,

M. E. DAVID  

Voici l'étude en français :

DIAGNOSTIC PRÉCOCE ET GESTION DES PATIENTS COVID-19: UNE ÉTUDE DE COHORTE EN "VIE RÉELLE" DE 3737 PATIENTS, MARSEILLE, FRANCE
Diagnostic précoce et prise en charge des patients COVID-19: une étude de cohorte en "vie réelle" de 3 737 patients, Marseille, France
27 mai 2020
COVID-IHU # 15
Version 1 du 27 mai 2020
Diagnostic précoce et prise en charge des patients COVID-19: une étude de cohorte en "vie réelle" de 3 737 patients, Marseille, France

Abstract :

Contexte :
Dans notre institut de Marseille, en France, nous avons proposé un dépistage précoce et massif de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Une hospitalisation et un traitement précoce à l'hydroxychloroquine et à l'azithromycine (HCQ-AZ) ont été proposés pour les cas positifs.

Méthodes :
Nous rapportons rétrospectivement la prise en charge clinique de 3 737 patients, dont 3 054 (81,7%) traités par HCQ-AZ pendant au moins trois jours et 683 (18,3%) patients traités par d'autres méthodes («autres»). Les résultats étaient le décès, le transfert à l'unité de soins intensifs (USI), ≥ 10 jours d'hospitalisation et l'excrétion virale.

Résultats :
En testant 101 522 échantillons par PCR (amplification en chaîne par polymérase) de 65 993 personnes, nous avons diagnostiqué 6 836 patients (10,4%), dont 3 737 inclus dans notre cohorte. L'âge moyen était de 45 ans (ds 17), 45% étaient des hommes et le taux de mortalité était de 0,9%. Nous avons effectué 2 065 tomodensitométries à faible dose (TDM) mettant en évidence des lésions pulmonaires chez 581 des 933 (62%) patients présentant des symptômes cliniques minimes (score NEWS = 0). Une différence entre dyspnée spontanée, hypoxémie et lésions pulmonaires a été observée. Facteurs cliniques (âge, comorbidités, score NEWS-2), facteurs biologiques (lymphopénie; éosinopénie; diminution du zinc sanguin; et augmentation des D-dimères, lactate déshydrogénase (LDH), créatinine phosphokinase (CPK) et protéine c-réactive ( CRP)) et les lésions modérées et sévères détectées dans les tomodensitogrammes à faible dose étaient associées à de mauvais résultats cliniques. Le traitement par HCQ-AZ a été associé à une diminution du risque de transfert vers l'unité de soins intensifs ou de décès (HR 0,19 0,12-0,29), une diminution du risque d'hospitalisation ≥ 10 jours (odds ratios IC 95% 0,37 0,26-0,51) et une durée plus courte de l'excrétion virale (délai avant PCR négative: HR 1,27 1,16-1,39). Un allongement du QTc (> 60 ms) a été observé chez 25 patients (0,67%) conduisant à l'arrêt du traitement dans 3 cas. Aucun cas de torsade de pointe ou de mort subite n'a été observé.

Conclusion :
Un diagnostic précoce, un isolement précoce et un traitement précoce avec au moins 3 jours de HCQ-AZ se traduisent par des résultats cliniques et une contagiosité significativement meilleurs chez les patients atteints de COVID-19 que les autres traitements. Le suivi à long terme du dépistage de la fibrose sera le prochain défi dans la gestion de COVID-19.

EARLY DIAGNOSIS AND MANAGEMENT OF COVID-19 PATIENTS: A REAL-LIFE COHORT STUDY OF 3,737 PATIENTS, MARSEILLE, FRANCE
Accueil  Early diagnosis and management of COVID-19 patients: a real-life cohort study of 3,737 patients, Marseille, France
27 mai 2020
COVID-IHU #15
Version 1 du 27 Mai 2020
Early diagnosis and management of COVID-19 patients: a real-life cohort study of 3,737 patients, Marseille, France

Abstract

Background:
In our institute in Marseille, France, we proposed early and massive screening for coronavirus disease 2019 (COVID-19). Hospitalization and early treatment with hydroxychloroquine and azithromycin (HCQ-AZ) was proposed for the positive cases.

Methods:
We retrospectively report the clinical management of 3,737 patients, including 3,054 (81.7%) treated with HCQ-AZ for at least three days and 683 (18.3%) patients treated with other methods (“others”). Outcomes were death, transfer to the intensive care unit (ICU), ≥ 10 days of hospitalization and viral shedding.

Results:
By testing 101,522 samples by polymerase chain reaction (PCR) from 65,993 individuals, we diagnosed 6,836 patients (10.4%), including 3,737 included in our cohort. The mean age was 45 (sd 17) years, 45% were male, and the fatality rate was 0.9%. We performed 2,065 low-dose computed tomography (CT) scans highlighting lung lesions in 581 of the 933 (62%) patients with minimal clinical symptoms (NEWS score = 0). A discrepancy between spontaneous dyspnoea, hypoxemia and lung lesions was observed. Clinical factors (age, comorbidities, NEWS-2 score), biological factors (lymphopenia; eosinopenia; decrease in blood zinc; and increase in D-dimers, lactate dehydrogenase (LDH), creatinine phosphokinase (CPK), and c-reactive protein (CRP)) and moderate and severe lesions detected in low-dose CT scans were associated with poor clinical outcome. Treatment with HCQ-AZ was associated with a decreased risk of transfer to the ICU or death (HR 0.19 0.12-0.29), decreased risk of hospitalization ≥10 days (odds ratios 95% CI 0.37 0.26-0.51) and shorter duration of viral shedding (time to negative PCR: HR 1.27 1.16-1.39). QTc prolongation (>60 ms) was observed in 25 patients (0.67%) leading to the cessation of treatment in 3 cases. No cases of torsade de pointe or sudden death were observed.

Conclusion
Early diagnosis, early isolation and early treatment with at least 3 days of HCQ-AZ result in a significantly better clinical outcome and contagiosity in patients with COVID-19 than other treatments. Long-term follow-up to screen for fibrosis will be the next challenge in the management of COVID-19.

L'interview sur France3 Provence Alpes Côte d'azur

L'entretien sur Sud Radio suite à l'interdiction de l'hydroxychloroquine

Le point vidéo de l'IHU du 25 mai, suite à la publication du Lancet, où il parle de son étude versus celle du Lancet.

La réaction de Violaine Guérin sur BFM TV le 23 mai

Corinne Reverbel, Docteure en Microbiologie, interviewée par André Bercoff sur Sud Radio ce mardi 26 mai, elle critique l'étude du Lancet sur le fond et la forme. Il existe d'après elle, des erreurs, (exemple nombre de morts en Australie). Les biais de départ sont trop mauvais et la population étudiée a des problèmes cardiaques. La méthode utilisée pour essayer d’appareiller les données n'est pas bonne, le risque d'erreur est grand. De plus ils font une moyenne des doses d'hydroxychloroquine ce qui veut dire que certaines personnes ont reçu des doses très importantes au delà des doses préconisées. L'étude recovery en cours en Angleterre va montrer l'intérêt de l'hydroxychloroquine. Les personnes ayant des conflits d'intérêts ne devraient pas être à des postes de décisions politiques.

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Interview avec Laurence Ferrari avec Didier Raoult 

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#28 jan 2021

Didier Raoult - "Ce n'est pas dans la rue qu'on attrape le Covid-19, mais confiné à la maison"

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